Statut LMNP : zoom sur le régime d’imposition (2/2)

24 octobre 2019

La semaine dernière, nous faisions le tour d’horizon des conditions à satisfaire pour bénéficier du statut de LMNP (loueur en meublé non professionnel). Il est plutôt avantageux, notamment sur le plan fiscal. Aujourd’hui, nous nous penchons donc sur le régime d’imposition du LMNP. Voilà tout ce que vous devez savoir si vous songez à acquérir un appartement meublé, dans une résidence de tourisme par exemple.

 

 

Statut de LMNP et micro-bic 

 

Si vos revenus de location meublée ne dépassent pas 70.000 € pour une location meublée classique, ou 170.000 € pour les meublés de tourisme classés ou les chambres d’hôte, vous bénéficiez automatiquement du régime micro-bic.

Double avantage : cela vous évite d’avoir recours à un comptable et c’est très simple ! Vous bénéficiez d’un abattement de 50 % sur vos revenus locatifs (71% pour les locations saisonnières éligibles). Cet abattement forfaitaire représente la totalité de vos charges déductibles. Vous ne pourrez donc pas déduire d’autres charges.

Toutefois, si les dépenses que vous envisagez d’engager pour votre activité de LMNP représentent plus de 50 % (ou 71%) de vos recettes, vous avez la possibilité d’opter pour le régime réel d’imposition.

 

 

Le régime réel d’imposition du LMNP

 

Au-delà, vos revenus locatifs de meublés relèveront au régime réel d’imposition. Plus complexe, il implique de tenir une comptabilité stricte et de faire établir un bilan conforme.

Le régime réel vous permet de déduire vos charges effectives si elles remplissent les critères suivants :

  • être exposées dans l’intérêt direct de l’activité de location ou se rattacher à la gestion normale ;
  • constituer une charge réelle et justifiée (factures) ;
  • être déclarées dans les charges de l’exercice au cours duquel elles ont été engagées.

 

Vous pourrez également déduire l’amortissement du prix d’achat de vos biens (meubles et immeubles) inscrits à l’actif de votre bilan.

Attention, cette déduction de l’amortissement est limitée à la quote-part d’amortissement n’excédant pas un montant égal à la différence entre le total des loyers et les autres charges déductibles.

Enfin, les éventuels déficits générés par vos locations meublées ne sont pas déductibles de votre revenu global mais reportables pendant 10 ans sur vos revenus de même nature.