Immobilier : les chiffres de la reprise

20 mai 2020

Depuis lundi 11 mai, les Français sont déconfinés, prêts à reprendre leurs projets divers en main. A ce sujet, de nombreuses études relatent les effets de cette période particulière d’enfermement forcé quant à l’immobilier. Petit tour d’horizon des tendances plutôt encourageantes.

 

Généralités

De manière générale, l’immobilier est plus que jamais le placement préféré des Français. Il est plébiscité à 90% selon une étude conjointe de SeLoger.com et de l’Observatoire du moral immobilier (OMI). Valeur-refuge il était, valeur-refuge il demeure en cette crise sanitaire inédite. Le motif d’investissement réside majoritairement dans la préparation de la retraite (40%) et le gain d’un revenu complémentaire (34%). La transmission aux héritiers suite avec 9%, et enfin l’économie d’impôts (7%).

Dans le même sens, les Français sont 80% à maintenir un projet immobilier en cours. Le budget est même en hausse de 3% pour ceux qui envisagent d’acquérir un bien immobilier. De 159 000 € avant le confinement, il est passé à 163 000€ juste après. En revanche, 84% des investisseurs redoutent que le locataire soit dans l’incapacité de payer le loyer (lien). D’ailleurs, 18% des locataires se reconnaissent dans ce risque potentiel. En moyenne, le budget alloué au loyer passe de 603€ à 571€ après le confinement.

 

Reprise de la demande locative

Privés de la possibilité de visiter les biens disponibles, les candidats à la location se sont montrés très actifs dès le 11 mai. La startup Homepilot a en effet noté une hausse de 47% de ses demandes de visites pour cette seule journée, soulignant « l’effet rattrapage » des projets suite au confinement. Dans le détail, il apparaît que les surfaces de type T2 et T3 ont la côte, à raison d’une hausse des demandes de 52% entre le 11 et le 17 mai, contre 27% pour les studios.

 

Baisse des prêts immobiliers en volume et en nombre

Du côté des banques, le volume des crédits immobiliers a logiquement chuté de 20% en mars selon la Banque de France, passant à 20.2 milliards en mars, contre 25.1 milliards en février. Toutefois, la crise du Covid-19 n’est pas la seule cause de cette baisse. Pour rappel, en fin d’années 2019, les autorités financières avaient imposé des restrictions d’accès aux prêts immobiliers. C’est principalement ce qui a généré une hausse des taux ces derniers mois : hors frais d’assurances, leur moyenne est passée de 1.13% en février, à 1.14% en mars pour atteindre les 1.17% en avril (source Observatoire Crédit Logement CSA au 5 mai 2020).

La chute s’annonce plus sévère encore pour le mois d’avril pour ce qui est du volume des prêts. Côté acquéreurs, on craint à une majorité de 54% une augmentation des taux d’intérêts dans les prochains mois, et donc, une baisse de capacité d’emprunt. Enfin, concernant le motif d’investissement, il réside d’abord dans la préparation de la retraite (40%) et le gain d’un revenu complémentaire (34%). La transmission aux héritiers suite avec 9%, et enfin l’économie d’impôts (7%).